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24.12.2007

Siècle .

Ils étaient les quatre soleils :
Camus, le philosophe, pas le romancier .
Cohen, celui de " Solal " et de " Belle du seigneur " .
Char le poète de l'incandescence et du quotidien que rien n'oppose , contrairement à ce que l'on croit trop souvent .
Gracq . " Le château d' Argol", " Un beau ténébreux", " Un balcon en forêt " .
Ces trois romans sont des oeuvres majeures . On peut ajouter " Le rivage des syrtes", mais c'est déjà un autre univers .
Souvent, on retient de Gracq, ses carnets , ses fragments, ses lettrines. Ce sont des regards de sage, de philosophe sur le monde et la vie qui nous entourent .
J'ai aimé " La forme d'une ville " où Nantes nous ramène à Quimper, où son regard de géographe sur l'espace inclut forcément l'imaginaire . Tout être humain a besoin d'un imaginaire riche et dense .
Mais le coeur de son oeuvre reste pour moi les trois premiers romans : il invente le monde, le rêve l'invente.
Le réel et l'imaginaire se croisent .
La condition humaine est tracée sur du papier par des mots et de blancs, les paroles et le silence .